• "Femme, connais ta place"

    Article satirique sur la condition féminine

    Une excellente vue sur la condition féminine au Japon. J'en fait une traduction d'amateur (le texte original est en anglais).

    "Toutes les fois que j'ouvre le journal ou clique sur internet, un nouvel article apparaît déplorant toujours la même tendance de la société japonaise: la baisse du taux de natalité. Citant de tout, des mariages sans sexe à l'inégalité pour les femmes dans le milieu du travail, ces articles évitent tous le vrai problème: les femmes japonaises elles-mêmes.

    Jamais je n'ai rencontré une telle variété de femmes au foyer surqualifiées. Ce gaspillage confond mes pauvres capacités mathématiques: Combien d'argent gaspillé sans réfléchir toutes ces années dans des boîtes à bachotage et en éducation, en voyages à l'étranger, en leçons de violon? Il est temps que la société japonaise élimine ces contradictions délétères, puisque la femme japonaise ne doit être préparée pour rien d'autre que  ses devoirs d'épouse et l'éducation des enfants. Une nouvelle concentration sur les arts matrimoniaux devrait remplacer toute autre éducation pour les femmes au Japon, en commençant au primaire, par crainte que les filles ne soient sensibilisées à la dangereuse notion qu'elles puissent avoir un jour une vie hors de leur foyer. 

    Prenons Kato-san. Sa vie avant le mariage tournait autour d'une haute position dans une banque d'affaire. Bien qu'utile maintenant pour diviser l'addition après une nuit entre mamans au karaoké (Kato-san calcule la part de chaque personne à la décimale près en quelques secondes, même après avoir descendu 14 cocktails à la prune) et peut-être pour lui donner un léger avantage sur les autres femmes au foyer pour gérer les comptes du foyer, tout observateur extérieur conclurait qu'elle est maintenant sur-qualifiée pour sa vie de tous les jours.

    Ou il y a Maki, parlant couramment l'italien, qui fût autrefois une décoratrice d'intérieur pour une firme prestigieuse de Tôkyô. C'est assez agréable, quand elle commande une gelato, d'entendre la prononciation correcte du parfum désiré, mais hormis créer un décor d'intérieur ravissant, son éducation peut-elle vraiment améliorer la vie de tous les jours de son mari et de ses enfants.

    Ma meilleure amie, Mayuko, une ancienne actrice de théâtre et une traductrice primée de pièce, le résumait bien dans une récente conversation."Je veux dire, disait-elle, pour quoi mon monde-Elisa, arrête de frapper Nicky!-ou n'importe quel autre a-t-il besoin de théâtre?" Bonne question, car la vie d'une femme au foyer se prête plus aux séries télévisées, facilement regardées après que les enfants sont couchés et que le mari s'abrutit au travail tard le soir. Toutes ces femmes prouvent que la société japonaise éduque malheureusement des ménagères sur-qualifiées et ce gaspillage absurde doit cesser.

    Je propose que toute femme japonaise, à l'âge de 10 ans, entre dans des écoles d'arts ménagers. Le programme devra se concentrer sur comment rendre la vie plus agréable aux maris et aux enfants, et des cours tels que "Budgets du ménage" ou "Comment élever un mâle chauvin" assureront que la société regagne une clarté et une unité d'objectifs qui fait tant défaut de nos jours dans ce monde si confus. Séminaires tels que "Comment verser la bière dans le verre de votre mari avec un minimum de mousse" ou "Baigner les enfants tout en maintenant une baignoire immaculée" garantiront que les femmes japonaises acquièrent les compétences et développent les talents nécessaires à leur existence. Les arts et les sports ne seront pas oubliés: afin de conserver leur réputation globale pour la beauté, les femmes japonaises devront aussi suivre des cours tels que "Maquillage et soins de peau en dix secondes" (incluant les nombreuses utilisations d'une ombrelle noire et de gants montants) et "Comment courir avec des talons de 17,5 cm après un enfant de 2 ans".

    Il existe un précédent pour de telles écoles dans la culture japonaise, datant de l'ère Meiji. En 1899, chaque préfecture était tenue par la loi d'ouvrir au moins un établissement d"enseignement supérieur pour filles, le raisonnement manifestement solide: pour être de bonnes épouses et de bonnes mères-ryôsai kenbo-les femmes doivent continuer leur éducation de façon à mieux éduquer leurs enfants. Couplé à la croyance culturelle dans le pouvoir immuable de l'amour de la mère (bosei), le futur d'une femme suivant sa vrai vocation devint programmé culturellement. C'est seulement avec la mondialisation, et la réalisation que l'affirmation de certains pays que l'amour et l'attention d'un père sont aussi importants, ou bien qu'une femme peut et doit se projeter à l'extérieur de sa maison de crainte que ses talents soient sous-utilisés, que les femmes au Japon devinrent confuses.

    L'influence occidentale doit surement être blâmée pour de telles suppositions dangereuses et erronées. La société japonaise s'effondrera si les femmes sont autorisées à retourner au travail, tout comme l'homme traditionnel japonais perdra la capacité à distinguer la lessive de la mort aux rats, un œuf d'un artichaut,  des devoirs de la facture de gaz dès qu'il se mariera. L'homme japonais, cependant, n'est pas à l'abri des dangers de la mondialisation. J'ai entendu des rumeurs récentes de maris japonais faisant occasionnellement la vaisselle ou jouant avec leurs enfants. Un club de maris japonais a récemment attiré l'attention des médias en déclarant publiquement leur attachement à leurs femmes, non pas leur entreprise. De telles aberrations doivent être contrôlées. Il devrait être proposé que les hommes s'inscrivent dans des écoles de reconditionnement pour couper court aux dommages causés par ces idées trompeuses. L'homme japonais typique cependant, du jardin d'enfant aux boîtes à bachotage et autres activités destinées à l'entrée à l'université et à la carrière qui en découle, n'a pas le temps pour de telles considérations. Les femmes japonaises doivent, par conséquent, porter le fardeau de la rééducation de leurs conjoints et de leurs enfants.

    Je propose aussi que tous les étrangers visant un emploi au Japon enrôlent dans un cours obligatoire de six mois leur inculquant les attentes japonaises. Quand j'ai enseigné dans une école maternelle internationale de Yokohama, les parents étrangers insistaient souvent à garder leurs enfants à la maison lors des jours fériés japonais. Bien que je leur aies expliqué patiemment la folie et le possible dommage  pour leur chance d'entrée à l'université, particulièrement concernant les garçons, la plupart des parents refusaient d'écouter. "Mon mari n'est jamais à la maison à temps pour voir nos enfants, et votre école ne respecte pas les jours fériés japonais," se plaignaient-ils. Les samedis et les dimanches, il est trop fatigué pour jouer avec les enfants après les longues heures de travail durant la semaine. Ces vacances sont sa seule chance de voir ses enfants".

    Ce lamentable malentendu survient simplement du fait de fausses attentes. Les citoyens japonais réalisent l'importance de garder les femmes à leur place et les hommes cloués à leur place respective dans leur Entreprise. Pour cette raison, chaque employeur projetant d'envoyer un employé au Japon a la responsabilité morale d'assurer que leurs gens embrassent la conception japonaise du travail et de l'entreprise. Les épouses de ces hommes doivent tout particulièrement perdre leurs attentes inutiles et démesurées. Peut-être vaut-il mieux laisser femmes et enfants à la maison de façon à ce qu'ils ne distraient pas leur industrieux parent. Les compagnies japonaises ont une grande tradition de cette politique, tanshin funin, et les étrangers venant au Japon doivent être conscient de cette possibilité.

    Toute femme japonaise qui ne s'applique pas à ses études, ou insiste sur une carrière hors de la maison, doit être programmée au plus tôt pour une stérilisation. Nul besoin de gaspiller l'argent des contribuables et le temps de leurs professeurs si ces femmes errantes refusent d'adhérer à leur vocation naturelle. De telles femmes accueilleront probablement  de telles mesures, car leur corps ne sera plus capable de fournir de messages contradictoires aux désirs malsains de leurs esprits .

    Il y a une alternative mais je suis réticente à m'avancer sur ces eaux inexplorées, troublées. Si les sociétés japonaises et les hommes qui les dirigent obligent leurs employés à adopter un équilibre travail-vie privée; si de nouveaux concepts du type flexibilité du temps de travail, partir quand son travail est fini et non pas quand son patron part, être récompensé au mérite au lieu de l'ancienneté, deviennent banals; si les familles japonaises réalisent les bénéfices d'avoir un père actuellement présent et participant aux tâches de la maison et l'éducation des enfants; si les femmes japonaises admettent que le seul moyen d'avoir des enfants et une carrière est d'avoir un homme physiquement présent et disposé à assumer une part de leur rôle traditionnel................eh bien, peut-être les choses pourront changer.

    Je suis cependant pessimiste. Ces stratégies ont été tentées dans d'autres pays sans succès éclatant. Est-ce-que les femmes anglaises, françaises ou américaines sont plus heureuses avec les choix difficiles auxquels elles sont confrontés pour équilibrer travail et maison? Mieux vaut être clair dès le départ, pour les hommes comme pour les femmes, et l'harmonie de la société.

    Le Japon, si efficace à lancer des tendances mondiales en électroniques et anime, pourrait prendre les rênes de cette énigme internationale et initier le monde à une nouvelle façon de penser. Qelque soit le pays que l'on appelle maison, les femmes, en tant que procréatrices de notre espèce, ont des choix compliqués à faire dans ce monde moderne. Clairement il est mieux au Japon, et certainement dans d'autres pays aussi, de ne  leur laisser aucun choix."

    Article de Kris Kosaka du 31 mars 2009 disponible sur http://www.japantimes.co.jp/community/2009/03/31/issues/women-know-your-place/#.UVr8dpNTCSo

    Marrant avec un gros fond de vérité!!

    Bon, ça fait un peu peur quand même. 

    « cuisine française à TôkyôTourisme à la japonaise »
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